mercredi 8 juin 2022

Making-of : Alphonse (Fullmetal Alchemist) Part.2

On continue dans le making-of de l’armure d’Alphonse avec la partie 2. Je vous invite à lire la partie 1 ICI si ce n’est pas déjà fait, et si vous souhaitez en savoir plus sur le choix du costume et la réalisation du casque, du buste et du col. 


Avec les articles « Making-of » je reviens sur la conception globale d’un personnage, incluant les erreurs commises en chemin, et même quand c’est possible la partie couture (dont j’ai généralement assez peu de photos…).

3. Conception 

Sauf précision contraire, toutes les pièces sont en mousse EVA de 5mm d’épaisseur.

On reste sur la partie haute de l’armure avec les différentes pièces qui composent les bras :


  • Les brassards :

Les brassards d’Alphonse sont assez simples, avec une forme d’anneau et une plaque décorative sur le devant. La plaque a deux arêtes qui sont formées à l’aide de gouttière dans la mousse puis collées. 

Cependant, Alphonse a une carrure assez massive et moi… nettement moins. Du coup de la même manière que le buste qui avait une couche 0 à ma taille, les brassards ont un diamètre extérieur qui correspond au bras d’Alphonse, et un diamètre intérieur pour qu’ils puissent tenir sur mon bras. 

Concrètement, le brassard d’Alphonse se décompose ainsi :


En haut à gauche, la base du brassard et à droite, la forme décorative avec les deux arêtes qui fait le tour de la forme de base. Le petit anneau au milieu, c’est le brassard à ma taille. Les deux plaques de 5 et 3mm servent à épaissir la forme de base par endroit pour caler la plaque décorative.

Une fois assemblé, l’intérieur du brassard donne ça :



Et de l’extérieur :


Sans les épaulettes les bras d’Alphonse ressemblent quand même à des brassards pour apprendre à nager…


  • Les avant-bras :

Les avant-bras sont un peu plus complexes que les bras, mais ont été assez rapides à faire. Je suis partie d’une forme d’avant-bras de base, copiée du patron d’avant-bras de Medusa :


Pour donner un effet évasé à ma pièce, j’y ai intégré un triangle de mousse, de la même manière que les avant-bras de Palutena. 

Une fois ma forme de base faite (avec comme pour le brassard, un anneau correspondant à mon tour d’avant-bras à l’intérieur.), j’ai juste patronné la pièce extérieure en utilisant des images de référence, en veillant à couper les pièces en biseau afin de former une arête centrale à l’assemblage :


Afin d’épaissir la pièce, j’ai collé de l’autre côté une plaque de mousse de 3mm :

(essayage avec les mitaines de Loki pour voir si j’arrivais à passer un gant au niveau du poignet…)

Pour les doubles piques qui décorent le haut de l’avant-bras, j’ai fait le choix de les laisser ouvertes sur l’arrières, bien qu’elles soient pleines sur certaines images, histoire de me simplifier la vie à l’assemblage. 

Tout comme l’extérieur de l’avant-bras, les pièces sont coupées en biseaux pour former une arête pointue au milieu. 

Le piquant de dessous n’est pas complet, afin de pouvoir glisser l’autre par-dessus :


Celui du dessus lui est plein, mais le bord est biseauté afin de se glisser sous la plaque extérieure de l’avant-bras :


Une fois le dernier piquant collé au-dessus du premier, l’avant-bras est terminé :


  • Les gants :

Je n’ai même pas pensé à faire de photo de progression des gants tant ils ont été vite faits. J’ai juste recouvert un gros gant en cuir de scotch de masquage pour pouvoir tracer deux plaques de la bonne taille sur le dessus de la main. Après il suffisait de les couper dans de la mousse avec une peu de marge pour pouvoir les superposer. Et c’est tout…


  • Les épaulettes :

Je n’ai pas non plus fait de photos de la fabrication des épaulettes. Oups… 

Alors que pourtant j’ai dû les refaire parce que le premier patron était un peu trop petit. 

La forme diffère légèrement de l’original, mais je suis allé au plus simple. Il y a une pièce de face qui donne la forme globale de l’épaulette de chaque côté et une bande de mousse pour former l’épaisseur. 


(ici c’est une photo de test avec les jointures en biseaux, mais finalement j’ai fait la même chose avec des bords droits)

Les épaulettes d’Alphonse ont également une sorte de vis décorative sur le dessus. J’ai donc coupé un cercle de mousse dans ma pièce :


Pour faire le style « vis » j’ai retiré une gouttière de mousse dans le cercle :


Il suffisait ensuite de remettre le rond légèrement enfoncé par rapport au reste de l’épaulette, et de fixer le tout de façon très professionnelle avec deux tonnes de colle chaude :


Vu de l’extérieur, ça donne ça, prêtes à peindre :


  • Les lamelles d’épaules :

Non parce que je ne sais pas trop comment appeler ça, donc lamelles c’est bien. 

Là encore, c’est une pièce qui a l’air super compliquée, mais qui une fois décomposée, est plutôt simple.

J’ai commencé par patronner la forme globale dans de la mousse EVA (de 5mm comme d’habitude). Et pour le tour, j’ai utilisé des rondins de mousse de 20mm de diamètre, dans lesquelles j’ai coupé une gouttière assez large pour y mettre le bord de la pièce de 5mm :


Pour former les angles sur les coins, j’ai retiré une partie du rondin, toujours selon la technique de la gouttière (ce qui me rappelle que j’ai un post dédié aux découpes à poster…)


La jointure des angles n’a pas besoin d’être parfaite, puisqu’elle sera cachée par une autre pièce plus tard. Une fois le tout assemblé :


Justement, les lamelles de l’armure d’Alphonse ont une sorte de renfort aux angles. Pour ce faire, j’ai coupé des rectangles de mousse de 2mm, plus grand que nécessaire :



(on peut aussi voir que j’ai finalement comblé l’écart des rondins en ajoutant une petite pièce pour que les boucles d’attaches décoratives aient un appui)

on thermoforme chaque rectangle :


Puis une fois les pièces collées, on peut recouper les bords pour avoir quelque chose de propre.


Les boucles décoratives sont de simples rectangles de mousse de 5mm et une forme découpée dans de la mousse de 2mm


Pour pouvoir les coller à la fois sur le rondin et sur la plaque de basse, j’ai rajouté un écarteur compensant l’épaisseur du rondin :


(On peut voir le système d’attaches des bandes de skaï (spoiler : ce n’était pas une bonne idée)

L’épaisseur des rondins m’a posé problème justement. Comme les bords des lamelles (à cause des rondins) étaient plus épais que le centre, impossible pour la lamelle de faire contact avec le buste, et donc de pouvoir les fixer dessus. 

Pour tout mettre au même niveau, j’ai patronné, toujours avec du scotch de masquage, le milieu de la lamelle :


Puis j’ai rajouté une plaque de mousse de 5mm de la forme obtenue. Cela a eu le double avantage de faire contact avec le buste mais également de rigidifier la lamelle dans une forme plus courbe (en plus du thermoformage).


Il ne restait plus qu’à faire les 6 piques qui ornent les lamelles. On patronne d’abord le cône, sur une base de cercle, la part de cercle dépendra de la largeur voulue pour la base circulaire du cône, pour les miens le patron est un tout petit peu plus qu’un quart de cercle. Le rayon du cercle sera lui la hauteur voulue. Pour cette étape de patronage, une assistante sera peut-être nécessaire :


J’ai fait deux tailles de cônes, un grand pour le milieu et un modèle plus petit pour les deux autres à l’avant et à l’arrière.

L’astuce pour former des cônes est de retirer un maximum de matière à l’intérieur de la pointe et de couper les bords en biseau, un extérieur et un intérieur pour qu’en faisant contact, on obtienne une jointure plate :


Pour m’y retrouver, j’ai marqué les bords à découper en biseau extérieur (E) et intérieur (I)

Comme ça à la jointure, c’est bien plat :


C’est exactement le même principe que pour la pique du casque dont je parlais en partie 1.

Petit essayage de placement, toujours maintenu de façon très pro avec du scotch :


Le problème, c’est que les cônes étant creux, il y avait assez peu de zone de contact entre eux et la base de la lamelle. Or j’ai fait assez de conventions pour savoir qu’un élément long, pouvant être facilement cogné et quelques millimètres de surface collée, ça fait rarement bon ménage… 

J’ai pensé à fermer la base des cônes pour augmenter la surface de collage, mais à cause de la courbe de la lamelle, ça ne servait pas à grand-chose. Du coup j’ai installé une pique en bois à l’intérieur de chaque cône :


Ce qui fait qu’en plus d’être collé sur les bords, le cône est également planté dans toute l’épaisseur de la lamelle. Il suffit ensuite de recouper la tige qui dépasse et de renforcer la jointure à la superglue.

Et ainsi les lamelles sont prêtes à peindre :


(on peut voir les piques encollées, que je ne me suis pas embêtée à poncer proprement, vu que c’était dessous)


Quid des coudières ? Me demanderez-vous, puisque je suis passée directement des brassards aux avant-bras. Comme les coudières sont sensiblement les mêmes que les genouillères, j’en parlerais ensemble dans la partie 3, donc Stay tuned ! 

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